Notez bien que cet article a été écrit en juillet 1994 !


Manga et Anime

(En français: Bande Dessinée et films d'animation Japonais)





Oseriez vous me dire que vous n'avez jamais été touché(e) par ce style de dessin? Hé bien sachez que vous allez en voir de plus en plus à la grande joie des plus petits...

I. Les dessins animés japonais à la télé.

a. Là où ça fait mal.

Comme tout le monde vous connaissez Walt Disney, ses productions sont très 'incrustées' en France, mais si je vous parle de dessins animés japonais, cela évoque-t-il chez vous autre chose que Dorothée? Non? C'est dommage, car c'est un mauvais exemple.

A l'époque où Dorothée n'était qu'une jeune animatrice sur Antenne 2, le soir nous rentrions vite de l'école pour ne pas rater Goldorak ou Albator (extraordinaire pour l'époque). Et puis les programmes pour la jeunesse ont évolué, fini les marionnettes des gentils visiteurs de l'espace, mais à la place un monstre commercial: Dorothée version TF1. Au début ce fut le chaos, mais quelques dessins animés sont sortis du lot comme Dragon Ball, Les Chevaliers du Zodiaque et malheureusement Ken le survivant. Ce dernier fut la goutte qui fit déborder le vase, car la violence (corps déchiquetés et têtes coupés à chaque épisode) était à la limite du supportable. Alors depuis quelques années, chaque dessin animé est sur-censuré. C'est bien dommage étant donné que la chose est très mal faite (on coupe parfois 20% d’un épisode, mais le résumé montre les scènes censurées). Mais tout ceci n’empêche pas toutes les séries (peut-être parfois un peu niaises d’apparence) d’avoir de plus en plus de fans de plus en plus motivés.

L'avantage, c'est qu’il n’y en a pour tout le monde, de la comédie délirante auto-parodiée (Ranma1/2, Sailor Moon) jusqu’au film sérieux et émouvant (Le Tombeau des lucioles) en passant par l’action et la ‘baston’ (Dragon Ball Z ).

b. Des clichés, encore des clichés...

"Les japonais nous inondent de dessins animés pour détruire notre production". Faux: la totalité des dessins animés japonais sont produits pour le marché local et ne sont exportés qu'après coup. Pas trop de problèmes de rentabilité dans un pays où un magazine pour la jeunesse tire à 6 millions d'exemplaires, et tous les dessins animés subissent un merchandising féroce des fabricants de jouets (en fait souvent associés à la production du film).

"Les dessins animés japonais sont ultra-violents". Faux: certains dessins animés japonais s'adressent à la tranche d'âge des adolescents, voire des jeunes adultes, d'autres à un public plus jeune. Les dessins animés pour jeunes enfants NE SONT pas violents. Ce sont les émissions comme le Club Dorothée, qui achètent des séries à la pelle et mélangent Jeanne et Serge (prévu pour les 8~12 ans) avec Salior Moon (jeunes filles de ~14 ans) et Nicky Larson (15~18 ans.. Les scènes érotiques sont coupées à la censure).

"L'animation des dessins animés japonais est très inférieure à celle des américains". Evidemment, si l'on compare l'animation d'une série de masse comme Sailor Moon (qui pour une fois date de moins de 15 ans!) avec un Walt Disney, on ne peut que être déçu. On pourrait faire le contraire et se référer aux Schtroumpfs coté américain et aux Ailes d'Honneamise (film de 2 heures, budget monstrueux, plus de 300 animateurs) coté japonais.

"Les scénarios sont minables et souvent incompréhensibles". Faites une fois l'expérience de regarder plusieurs épisodes de la même série (mettons Ranma ½) chez Dorothée montre en main. Vous constaterez de grosses différences de durée (de l'ordre de plusieurs minutes). Ranma ½ est une série comique, s'adressant à un public âgé, avec un certain nombre de plaisanteries portées sur le sexe. Parfois, le thème même de l'épisode est quelque peu fripon. Après un passage de la censure, une traduction TRES approximative de ce qui reste et doublage par quatre acteurs mal payés pour une vingtaine de personnages, je m'étonnerais plutôt qu'il reste encore quelque chose de l'original et que cette série soit finalement populaire.

c. Dorothée au piquet!

Il est clair que Dorothée fait une bonne audience, mais (c’est un scoop) ses spectateurs ne l’aiment pas tous et l’image du Club Dorothée ne fait que baisser. La preuve: demandez à un gamin son avis sur Dragon Ball Z (diffusé dans l’émission), puis sur Dorothée, vous comprendrez. Y-a t-il alors un créneau (une partie du public) à reprendre? Peut-être, et France2 est déjà sur le coup, mais avec des programmes encore trop ‘américanisés’.

Alors pourquoi ne pas contre-attaquer avec des séries inédites comme l’avait fait à l’époque ‘La 5’ avec Robotech (super succès tous publics), Nadia et le secret de l’eau bleue (graphisme extraordinaire) et max et compagnie qui furent repris sur TF1.

C'est très triste, mais je pense personnellement que les programmes pour la jeunesse à la télévision se sont beaucoup dégradés, et je n'aimerais avoir 10 ans en 94, ce serait d'un ennui mortel...

Pour résumer, TF1 prend les spectateurs pour des débiles mentaux et donne l’impression de s’être fait racheter par Disney. France 2 et France 3 s'occupent des moins de 6 ans et de tout ce qui est américain sauf Disney. Canal plus et M6 jouent trop court: ambiance sympa mais les dessins animés (originaux il est vrai) sont trop hétérogènes.

Finalement, le problème principal des séries japonaises en France est en fait un problème de cible, ce qui devrait pourtant ne plus en être un, avec des moyens comme le Médiamat. Il faut simplement proposer aux jeunes ce qui leur est destiné, mais par contre, il ne faut pas oublier les plus grands qui n'ont rien à se mettre sous la dent! Pourquoi pas un dessin animé d'action ou érotique le soir à minuit? Beaucoup de jeunes (les mêmes qui font le succès des contes de la crypte) aimeraient bien voir un peu d'action sans avoir à "se taper" (citation) Dorothée!

II. Un nouveau monde.

a. Au commencement il n'y avait rien.

Il y a 6 ans environ, un ami passionné de comics et qui venait de découvrir les manga me prêta Akira en version américaine. A la première lecture je fus surpris, puis enthousiasmé par le graphisme et le scénario; ce fut pour moi la fin des bandes dessinées occidentales.

Un an plus tard, je n'avais toujours pas revu cet ami et j'étais désespéré de ne pas pouvoir trouver en province de telles éditions. C'est alors que le miracle se produisit: une publicité dans un magazine annonçait la parution de Akira en version française pour février (qui en fait sortit mi-mai). Glénat s'était associé avec Libération et Europe2 pour sortir ce numéro, distribué dans quelques kiosques. En même temps, on commençait à trouver dans les librairies NON-spécialisées la version américaine de Akira (coloriée par ordinateur), ainsi que des manga qui bénéficiaient de la popularité de leur adaptation en série animée et des fanzines (en anglais généralement). Depuis, tout s'est précipité: sortie du film Akira (un vrai film d'animation d'une qualité à faire pâlir les productions Disney), puis de nouveaux manga en version française comme Dragon Ball puis Ranma1/2. Il faut dire que Akira est devenu une clé, un chef d’oeuvre que se doit de posséder chaque initié (valable pour le manga ainsi que la vidéo).

Le phénomène n'arrête pas de s'amplifier, et les manga se vendent de plus en plus en version originale (non sous-titrée)...

b. Un monde en expansion.

Puis, il y a un an, je me suis installé en région parisienne pour mes études: le choc!

Au mois de septembre 1993, était organisée BD EXPO: une exposition sur la bande dessinée (mondiale) et il n'y avait que deux stands (pour une centaine en tout) consacrés au japon: Tonkam (une boutique parisienne) et Tsunami (un fanzine). Mais ils attiraient à eux seuls la moitié des visiteurs! De plus, il y avait des projections sur écran vidéo géant (dans une salle surpeuplée et surchauffée) qui eu beaucoup (trop) de succès.

Au mois de juin dernier, c’était une convention à l'EPITA (rassemblement fréquemment organisé dans les grandes écoles), avec des projections époustouflantes et des stands où les gadgets (stylos, règles, gommes, chemises transparentes, etc.) avaient l'air de se vendre très bien.

Trois semaines plus tard, c’était le 9ème festival du film de Paris (au Gaumont-Marignan 27 av. des Champs-Elysées) consacré cette année aux films pour la jeunesse. La programmation était exceptionnelle: Le tombeau des lucioles, Laputa, le château dans le ciel et enfin Porco Rosso (qui devait sortir à la rentrée). Ces deux derniers films étant de Miyazaki, un réalisateur très célèbre (le Spielberg Japonais) qui a signé des productions prestigieuses, la plus célèbre étant Nausïca de la vallée du vent (issu du manga). Un membre de l'organisation du festival avait fait un pari: remplir les salles avec la projection de dessins animés japonais. Pari gagné! J’'ai pu discuter avec elle, et il n'est pas exclu qu'un festival consacré exclusivement aux dessins animés japonais soit organisé prochainement.

c. L'abondance.

Aujourd'hui, plusieurs magazines (dédiés à l'origine aux petites annonces, jeux vidéos, etc.) réservent de plus en plus de place aux héros de dessins animés japonais (c'est DragonBall Z qui a le plus de succès) et aux produits dérivés. Des longs métrages d'’animation japonais sortent de plus en plus au cinéma, les conventions se multiplient, de nouvelles éditions françaises apparaissent (Apple Seed, Vidéo Girl Ai, Dragon Ball, Ranma ½ ...).

Vient de sortir le deuxième numéro de Kaméha, magazine mensuel de Glénat (on s’y attendait), qui par ce moyen publie trois manga en version française: Crying freeman, Striker et le fameux Dirty pair (ce dernier étant un faux manga, puisque réalisé par des américains qui copient le style japonais!). Il semblerait donc que Glénat soit en train de jouer le tout pour le tout, tout seul (et en plus ça marche).

d. Pourquoi ce décalage entre animation et bande dessinée?

Il existe en fait une barrière au niveau des éditeurs. La bande dessinée française est traditionnellement un produit de luxe, le contraire de ce qui se fait au Japon. Shonen Jump, le Spirou local, et un véritable annuaire de 300 pages, qui parait chaque semaine, coûte moins de 10 francs, et tire à 6 millions d'exemplaires. Plus que tous les quotidiens français réunis. De quoi faire rêver... En plus, les manga japonais sont 'mal dessinés', le style est extrêmement différent de celui pratiqué en Europe ou aux Etas-Unis, et le style de narration est différent: les histoires font couramment 500 à 1000 pages (Akira fait plus de 2000 pages). Et finalement, problème technique: le japonais se lit de droite à gauche. Il faut donc inverser les planches de bande dessinée, procédé peu répandu et qui coûte cher (on veut en effet des copies de très bonne qualité). Aux Etas-Unis? La diffusion commence au compte-gouttes. Le problème, c'est que les manga sont en noir et blanc, et le public américain n'achète que des comics en couleurs (d'où la colorisation d'Akira). Il a sans doute fallu qu'un dessinateur très connu (Moebius) découvre Akira et décide de le lancer pour que les éditeurs français commencent à publier des manga. Les éditeurs, prudents, se lancent du bout de l'orteil. Glénat publie quelques manga, mais les trois quarts de leur production sont à Viz Comics, compagnie américaine qui a déjà payé le prix du danger: inverser les planches, traduire les onomatopées. Résultat comique: tous les bruits dans Ranma ½ (version BD française) sont en anglais...

e. A propos du reportage 'Otaku' de France2

Encore une idée reçue: les manga et animations japonais sont pornographiques, et montrent des comportements sexuels déviants. Il s'agit là d'un comportement marginal, qui prouve bien l'extraordinaire richesse du manga. Au japon, il existe des manga sur tous les sujets, de la préparation des sushi à comment apprendre à jouer au golf. Evidemment, les manga porno sont plus suggestifs et frappent l'imagination. Le même type de bande dessinée existe aux Etas-Unis (aussi pervers que leurs équivalents japonais), mais la vente est plus restrictive grâce aux ligues 'bien pensantes' américaines, et les deux géants Marvel et DC Comics étouffent les tout petits éditeurs. Voulant garder une image de marque irréprochable, ils ne publient pas ce genre de comics. Je ne parlerai même pas des bandes dessinées françaises. Un petit tour chez Boulinier devrait suffire à vous convaincre.

Pour ce qui est des dessins animés pornographiques, les séries phares, Cream Lemon, qui montre des jeunes filles à peine pubères dénudées, ou Urotsukidoji, qui montre le viol de jeunes filles tout aussi pubères par un assortiment de monstres, démons et tentacules en tout genre, sont des OAV?, jamais diffusées à la télévision, et qui datent de dix ans. Il n'y a pas eu d'autre série pornographique au Japon depuis. Le phénomène est semble-t-il mort et enterré.

III. Quel avenir?

Je crois que c'est évident, étant donné les profits potentiels (exemple flagrant: vingt francs pour un marque-page, c'est à dire un bout de papier de 20x4 cm imprimé d'un seul côté), et étant donné aussi qu’un passionné débourse sans compter, l’intérêt des commerçants (qui sentent parfois l’arnaque) ne peut que s'accroître. Il faut dire que pour l’instant la concurrence est assez faible, mais c’est en même temps un des rares cas où les magasins de province (notamment à Bordeaux, et Marseille) sont en concurrence directe avec ceux de la capitale.

Aujourd’hui, on trouve des goodies? chez tous les marchands de jeux vidéos et magasins spécialisés. Manga Video, un distributeur anglais, fait une percée incroyable en France (c'est la vidéo en anglais ou le CD vidéo NTSC!). Des adolescents qui ne savent pas encore parler anglais lisent des manga en japonais! Et puis il y a les grands, ceux qui comme moi ont été intoxiqués dès le début, qui ne trouvent rien de comparable (surtout pas chez Disney) et qui dépensent encore plus d’argent que les plus jeunes...

IV Quelques références:

Akira de Katsuhiro Otomo (auteur devenu une référence depuis): le long-métrage (le premier à être sortit en France!) et la B.D. sont d’une qualité extraordinaire en plus d’un scénario envoûtant. Cassette vidéo disponible chez TF1 vidéo (déjà diffusé sur Canal+).

Les ailes d'Honneamise: (Honneamise no Tsubasa) jamais diffusé en France. Le film qui a changé l'animation japonaise. Un budget à la Spielberg, 300 animateurs, plus de 6 mois de travail. Le pari d'un petit studio (Gainax). Pari réussi, puisque le film de deux heures est un succès. L'histoire? La conquête spatiale, avec force machines et détails techniques (la NASA est citée comme conseiller technique). Une Qualité d'animation supérieure à Akira.

Le Tombeau de lucioles: (Hotaru no Haka) de Isao Takahata, un copain à Miyazaki. Seita et Setsuko, frère et soeur de 14 et 4 ans, pendant la fin de la dernière guerre, dans le japon dévasté, perdent leur mère dans le premier quart d'heure du film. Un film tendre, sérieux et triste avec des dessins étonnamment réalistes. Ce film constitue la preuve que l'animation japonaise s'adresse aussi aux adultes. En compétition au festival du film de Paris, avec dix ans de retard sur sa sortie.

Goldorak: qui ne connaît pas... A noter que c'est le premier dessin animé qui présentait comme personnage principal un robot, principe qui à été repris des centaines de fois... Actuellement diffusé sur TMC.

Albator: des dessins superbes, une animation très correcte, et surtout une réalisation soignée. Quelques épisodes de la deuxième saison ont été diffusés cette année sur France 2. Le même réalisateur a signé quelques autres productions plus sérieux comme "Cockpit" qui nous fait partager la vie des pilotes pendant la deuxième guerre mondiale, à voir absolument.

Dragonball: (issu du manga du même nom) destiné à un public très jeune qui l’apprécie beaucoup, c'est un bon compromis entre une comédie et un film d'action. Très peu de censure. Actuellement diffusé sur TMC et sort tous les mois en BD petit format.

Dragonball Z: (aussi issu du manga) attention: celui-ci n'a rien à voir avec le précédent et vise un public plus âgé. Scénario à rallonge, interminable, les combats (qui durent au minimum 5 épisodes) sont censurés à outrance. Malgré tout c'est celui qui a le plus de succès, et le merchandising et gigantesque. Tous les mercredis (depuis au moins 4 ans) chez Dorothée, une sortie en BD ne serait pas surprenante.

Ranma ½: (issu du manga du même nom) les personnages principaux, victimes d'un maléfice, changent d'apparence suivant si on les plonge dans l'eau froide ou dans l'eau chaude. Cette comédie délirante a beaucoup de succès notamment à cause de l'humour et du remarquable esprit de créativité. Au japon, la série régulière s'est essoufflée après 234 épisodes! Il sort environ deux fois par an une OAV de qualité nettement supérieure à la série. Plus trois dessins animés long métrage sortis en salle (au Japon) à la date d'aujourd'hui, et 30 volumes du manga de 200 pages! Encore diffusé chez Dorothée. Manga en cours de traduction chez Glénat.

Sailor Moon: série auto-parodiée encore plus délirante que les autres. Au départ, c'était une série destinée aux jeunes filles de 13~14 ans. Apparemment, les scénaristes ont été dépassés par leurs créations de jolies jeunes filles, un peu écervelées, en costume de marin (traditionnel pour des écolières japonaises) qui se battent contre le mal. Les plaisanteries fusent de tout coté, et la série connaît toujours un succès phénoménal au japon. A noter que, et c'est rare, Dorothée n'a pas dix ans de retard sur le Japon cette fois puisque la série date de 1991.

Cobra: (issu du manga) apparemment le seul essai de M6, déprogrammé après deux épisodes à cause de la violence, ce qui ne l’a pas empêché d’être diffusé au moins 3 fois sur Antenne 2.

Robotech: (Macross) super succès sur ‘La 5’, série très longue avec un scénario proche de galactica mais en plus réaliste (bien que la dernière soit un film); les BD originales et américaines paraissent toujours (Macross II). Pas diffusé actuellement.

Max et Compagnie: (Kimagure Orange Road) petite série sans prétention (parfaite pour les adolescents) avec un zeste d’amour et de magie. Perd de son charme lors de la diffusion française, du fait que les épisodes sont diffusés n'importe comment et que la série repose sur une progression. Diffusé la première fois sur ‘La 5’ puis l’'hiver dernier chez Dorothée.

Les chevaliers du Zodiaque: (Saint Seiya) série à grand succès (mais effacé depuis par celui de DragonBall Z), avec un graphisme très soigné mais pas mal de sang au menu... Diffusé actuellement sur TMC.

Nadia et le secret de l'eau bleue: (Fushigi no Umi no Nadia) la série des studios Gainax, que les fans connaissent par les ailes d'Honneamise et Gunbuster. Typique du style de scénario japonais: un incroyable mélange entre Jules Vernes, l'Atlantide de la SF moderne, un cadre historique et des éléments japonais. Diffusé sur 'La 5' à des horaires aléatoires, puis vampirisé et diffusé toujours partiellement chez Dorothée (y'a rien qui m'énerve plus).

Mais la liste est encore longue: Candy (diffusé sur TF1, vient de sortir en BD), Apple Seed (manga adapté en français comme Akira), Video Girl Ai (inédit à la télé, traduit en BD petit format depuis peu de temps), etc.

V. Enfin...

Tout ce que vous pouvez voir à la télévision ne représente qu'une partie infime des productions disponibles à la vente. Et tous les fans, qui trouvent toujours une exposition ou une convention pour se réunir, représentent un petit monde très dynamique, où exceptionnellement les filles sont assez nombreuses et souvent les plus motivées.

Si je devais vous conseiller quelque chose (à par Akira...), ce serait Kiki Delivery Service (beau, émouvant, drôle et original) de Miyazaki et Gunbuster (épatant pour les ados) sans oublier le très troublant Tombeau de Lucioles.

Pour conclure, la période de septembre-octobre est très propice à l'apparition de nouvelles expositions qui ne font pas regretter d'habiter en région parisienne (encore que le phénomène semble se démocratiser en province et que certains se déplacent pour l'occasion).

Merci beaucoup pour son aide (articles I.b, II.d et détails) à Marc Espie (e-mail: espie@ens.fr) qui en fait s'y connaît plus que moi, mais qui vous aurait convertis au lieu de vous informer...

Comics ou ‘comic book’: bande dessinée américaine de petit format: Superman, Spiderman, Strange, etc. (adaptés depuis très longtemps en français...)


VI Lexique

Manga: bande dessinée équivalente aux comics américains, mais 100% japonais, édité sous forme de petit livre épais, les japonais les jettent après les avoir lus et que les occidentaux s’arrachent à prix d’or...

OAV: original animated video (en japonais dans le texte). Dessin animé qui n'est jamais passé à la télévision, ni sorti dans les cinémas, mais directement publié en vidéo. Généralement de très bonne facture, et réservé aux fans. Actuellement, c'est le format de choix pour la pluspart des nouvelles productions japonaises, les séries télévisées s'essouflent un peu.

Goodies: produits dérivés issus du merchandising (jouets, règles, stylos, etc.).


Francis Mouthaud (juillet 1994)


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